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ViavitaeArt de vivre européen, regard vers l'Est
Une voyageuse élégante sur une place du centre ancien d'Oviedo, face à la cathédrale
Dans le centre ancien d'Oviedo, dans les Asturies.
03Voyage

Oviedo, merveille du patrimoine espagnol

Capitale de l'ancien royaume des Asturies, Oviedo réunit des monuments préromans exceptionnels, dont plusieurs sont inscrits au patrimoine mondial. Du mont Naranco à la cathédrale San Salvador, la ville offre une découverte attentive de l'architecture, de la mémoire religieuse et des chemins de pèlerinage.

Oviedo se visite comme une ville où les époques se répondent sans se confondre. Sur le mont Naranco, les édifices préromans associés à Ramire Ier témoignent de l’ambition de la monarchie asturienne au IXe siècle. Au cœur de la ville, la cathédrale San Salvador conserve la Cámara Santa, tandis que son grand vaisseau relève surtout du gothique. Enfin, son parvis ouvre traditionnellement le Camino Primitivo vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Pour découvrir cette merveille du patrimoine espagnol, mieux vaut aborder ces lieux comme les éléments d’une même histoire.

Oviedo, capitale d’un petit royaume

L’identité patrimoniale d’Oviedo est indissociable de son rôle de capitale de la monarchie asturienne. Turismo Asturias indique qu’Alphonse II, dont le règne est situé entre 791 et 842, y établit la capitale de son royaume. Cette décision explique la concentration d’édifices religieux, palatiaux et symboliques qui subsistent, parfois sous des formes largement transformées. Il ne s’agit donc pas seulement d’une ville ancienne dotée de quelques monuments isolés, mais d’un lieu où l’architecture permet encore de lire une fonction de pouvoir.

L’ensemble développé sous Alphonse II aurait associé palais et édifices religieux. La première basilique dédiée au Sauveur et aux Saints Apôtres remonterait au règne de Fruela I, entre 757 et 768. La cathédrale rappelle que cette basilique fut détruite en 794, avant qu’une reconstruction de l’église San Salvador ne commence à partir de 796 sous Alphonse II. Ces jalons témoignent des strates d’un même site plutôt que de l’histoire linéaire d’un bâtiment conservé intact.

Pour situer Oviedo dans un itinéraire plus vaste à travers la péninsule, le guide de la rubrique voyager en Europe centrale et orientale propose d’autres pistes de lecture consacrées aux villes, aux traditions et aux paysages. Ici, la promenade peut commencer dans le centre, puis gagner les édifices situés hors du noyau immédiat de la vieille ville. Cette alternance entre parcours urbain et monuments plus dégagés rythme la découverte de la ville.

La chronologie aide à distinguer les familles de monuments sans les opposer artificiellement :

  • les constructions rattachées à la monarchie asturienne relèvent principalement des IXe et Xe siècles ;
  • le temple de la cathédrale visible aujourd’hui est surtout gothique, entre les XIVe et XVIe siècles ;
  • la Cámara Santa conserve, au sein même du complexe cathédral, un élément préroman reconnu par l’UNESCO ;
  • les monuments du Naranco se trouvent à environ 3 km au nord-ouest du centre d’Oviedo, d’après les indications reprises par l’UNESCO.

Cette organisation invite à réserver du temps aux transitions. Quitter la cathédrale pour le Naranco, ou inversement, ce n’est pas changer de sujet : c’est passer de la ville capitale à l’un de ses paysages de représentation. L’échelle du déplacement rappelle que ces constructions furent pensées dans un territoire, et non dans la seule densité d’un centre historique.

Le préroman asturien, un ensemble inscrit à l’UNESCO

Le bien intitulé « Monuments d’Oviedo et du royaume des Asturies » a été inscrit au patrimoine mondial en 1985, puis étendu en 1998, notamment pour inclure Santa Cristina de Lena. L’UNESCO présente cet ensemble comme un groupe représentatif de l’architecture préromane asturienne, situé dans et autour de l’ancienne capitale d’Oviedo. Cette formulation est importante : le classement ne se limite ni à un unique édifice, ni au seul mont Naranco.

Les six composantes du bien sont Santa María del Naranco, San Miguel de Lillo, Santa Cristina de Lena, la Cámara Santa de la cathédrale d’Oviedo, San Julián de los Prados et la fontaine de Foncalada. Elles composent un itinéraire plutôt qu’un bloc homogène. Certaines sont directement accessibles dans la ville, d’autres s’en éloignent, et Santa Cristina de Lena se trouve dans la commune de Lena, à environ 25 km au sud d’Oviedo.

Le préroman asturien ne doit pas être confondu avec un simple prolongement du style wisigothique. Les présentations associées au classement le rattachent à une architecture originale de la monarchie asturienne, principalement développée aux IXe et Xe siècles. Les ressemblances entre les monuments sont réelles, mais chacun mérite une lecture propre : fonction initiale, implantation, plan et transformations ultérieures ne coïncident pas nécessairement.

Le portail institutionnel Turismo Asturias réunit les repères nécessaires pour comprendre la composition de cet héritage mondial. Il rappelle notamment la place de Santa María del Naranco, de San Miguel de Lillo et de Santa Cristina de Lena, puis les compléments que sont San Julián de los Prados, la Cámara Santa et la fontaine de Foncalada. Pour le voyageur, ce cadre évite une erreur fréquente : croire que la reconnaissance UNESCO concerne seulement les deux bâtiments les plus célèbres du Naranco.

Monument ou élément Situation indiquée Repère historique
Santa María del Naranco Mont Naranco, près d’Oviedo Édifié entre 842 et 850 sous Ramire I
San Miguel de Lillo Mont Naranco, à proximité de Santa María Église construite au IXe siècle sous Ramire I
San Julián de los Prados Oviedo Réalisé sous Alphonse II, entre 791 et 842
Cámara Santa Cathédrale San Salvador, Oviedo Élément préroman intégré au bien UNESCO
Santa Cristina de Lena Vallée de la Lena Construite vers 850, hors d’Oviedo

La présence de la fontaine de Foncalada dans le même ensemble rappelle enfin que le classement ne se limite pas aux édifices de culte. C’est l’une des raisons de ne pas enfermer le préroman dans une définition seulement religieuse. À Oviedo, l’héritage du royaume des Asturies se lit aussi dans des équipements et dans la manière dont la ville a conservé des traces de ses premiers siècles de centralité.

Santa María del Naranco et San Miguel de Lillo

Le mont Naranco rassemble les deux monuments les plus immédiatement associés à l’image patrimoniale d’Oviedo : Santa María del Naranco et San Miguel de Lillo. Ils sont distincts, même si leur proximité conduit parfois à les confondre. Le premier aurait été édifié entre 842 et 850 sous Ramire I, dont le règne est donné de 842 à 850. Le second est une église préromane construite au IXe siècle, également sous ce souverain.

L'église préromane Santa María del Naranco sur les hauteurs d'Oviedo
Santa María del Naranco, monument préroman asturien. Photo : Alonso de Mendoza, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Santa María del Naranco est particulièrement précieuse parce que sa fonction initiale ne serait pas celle d’une église. Les informations reprises par l’UNESCO et Turismo Asturias le présentent d’abord comme une résidence ou un palais royal, avant sa transformation en église au Xe siècle. Cette métamorphose oblige à observer le bâtiment au-delà de son usage ultérieur : sa forme, son implantation et sa présence sur la hauteur prennent alors un sens palatial autant que religieux.

San Miguel de Lillo se trouve à proximité immédiate de Santa María del Naranco. Les deux édifices gagnent à être visités ensemble, mais sans être fondus dans une même lecture. L’un témoignerait d’un programme palatial transformé, l’autre est défini comme une église. La comparaison illustre la diversité architecturale de la période ramirienne, sans permettre de considérer les deux édifices comme les parties d’un seul monument.

Quelques repères simples permettent de préparer ce temps sur le Naranco :

  • prévoir le déplacement depuis le centre d’Oviedo, situé à environ 3 km au sud-est de Santa María del Naranco ;
  • garder en mémoire la fourchette 842-850 pour Santa María et le IXe siècle pour San Miguel de Lillo ;
  • distinguer la fonction palatiale initialement attribuée à Santa María de la fonction ecclésiale de San Miguel ;
  • replacer les deux bâtiments dans un ensemble UNESCO plus vaste, complété notamment par San Julián de los Prados et la Cámara Santa.

Le Naranco est une composante essentielle du parcours patrimonial d’Oviedo. Il apporte un contrepoint à la cathédrale : là où le centre historique expose un édifice principalement gothique, la hauteur conserve deux jalons de l’architecture liée au royaume asturien. Cette opposition d’échelles, entre le paysage de la colline et les rues d’Oviedo, donne au séjour sa profondeur.

Santa Cristina de Lena, hors d’Oviedo

Santa Cristina de Lena permet de prolonger cette comparaison, avec prudence. Construite vers 850 dans la vallée de la Lena, elle est donnée à environ 25 km au sud d’Oviedo. Son plan en croix grecque la distingue des autres édifices asturiens mentionnés ici. Elle appartient bien au même bien mondial, sans pour autant se trouver dans Oviedo : cette nuance géographique compte dans toute organisation de visite.

La cathédrale San Salvador et la Cámara Santa

La cathédrale San Salvador, aussi appelée Sancta Ovetensis par Turismo Asturias, condense plusieurs siècles d’histoire architecturale. L’édifice actuel est principalement gothique, construit entre les XIVe et XVIe siècles sur des bâtiments préromans et romans antérieurs. Cette précision est essentielle : visiter la cathédrale ne revient pas à voir intacte l’église d’Alphonse II, même si le site conserve la mémoire de cet ensemble plus ancien.

La construction gothique aurait été lancée à la fin du XIVe siècle par l’évêque Guillén de Verdemonte, en fonction de 1389 à 1412. Le transept fut ensuite poursuivi entre 1444 et 1479 sous la direction de Nicolás de Bar et Nicolás de Bruselas. Enfin, les travaux du porche et de la tour gothique commencèrent en 1500 et s’achevèrent en 1552. Ces dates donnent une idée du temps long nécessaire à l’élaboration de la cathédrale que l’on reconnaît aujourd’hui.

La Cámara Santa, élément préroman de la cathédrale

La Cámara Santa ne doit pourtant pas être absorbée dans cette seule histoire gothique. Intégrée à la cathédrale, elle est décrite comme une chapelle palatine et un espace reliquaire préroman. Elle fait partie du bien UNESCO inscrit en 1985. Son statut particulier explique la coexistence, au sein d’un même complexe, d’une reconnaissance mondiale attachée à l’architecture préromane et d’un grand édifice dont l’aspect dominant relève d’époques postérieures.

Quatre étapes permettent de lire cette chronologie :

  • le site cathédral aurait connu une première basilique sous Fruela I, entre 757 et 768 ;
  • cette basilique aurait été détruite en 794, d’après les informations de la cathédrale ;
  • Alphonse II aurait engagé une reconstruction à partir de 796 ;
  • le bâtiment actuel est surtout gothique, tandis que la Cámara Santa maintient visible une composante préromane.

Ce feuilletage historique donne à San Salvador une place singulière dans le parcours. La cathédrale est à la fois un lieu de patrimoine, un point de repère urbain et le départ traditionnel du Camino Primitivo. Il est donc utile de ne pas la limiter à sa façade ou à sa fonction de départ : ses différentes périodes racontent la continuité d’un site qui a été réinterprété pendant des siècles.

Dans un voyage espagnol construit autour de villes aux identités architecturales contrastées, Ronda en Andalousie offre un autre point de comparaison. À Oviedo, toutefois, la singularité réside moins dans un seul panorama que dans la proximité entre une mémoire préromane, une cathédrale gothique et un itinéraire pèlerin.

Rythmer les visites et les pauses

Le cidre et la table peuvent accompagner une découverte d’Oviedo, à condition de ne pas les séparer de la cadence patrimoniale de la ville. Le séjour prend une autre dimension lorsqu’il ménage un temps pour le Naranco, un autre pour la cathédrale, puis une pause avant d’envisager le départ du Camino Primitivo. Cette manière de composer la journée évite de traiter les repas comme de simples interruptions entre monuments.

La géographie du parcours impose une organisation simple. Santa María del Naranco se situe à environ 3 km au nord-ouest du centre, tandis que Santa Cristina de Lena est donnée à environ 25 km au sud d’Oviedo. Entre ces deux distances, le centre de la ville offre le cadre de la cathédrale San Salvador, de la Cámara Santa et de San Julián de los Prados, attribué à la période d’Alphonse II entre 791 et 842.

Mieux vaut ne pas tenter de rassembler en quelques heures le Naranco, la cathédrale, San Julián de los Prados et une excursion vers Lena. Les monuments classés forment un ensemble, mais ils ne sont pas tous voisins. La lenteur devient ici une méthode de lecture, surtout lorsque l’on souhaite distinguer ce qui relève du IXe siècle, du Xe siècle ou de la grande campagne gothique achevée au XVIe siècle.

Une marcheuse élégante sur un chemin verdoyant au départ du Camino Primitivo
Les premiers kilomètres du Camino Primitivo, au départ d'Oviedo.

Le cidre peut ainsi devenir un moment de respiration dans un itinéraire, sans prétendre résumer les Asturies à une seule habitude. Le patrimoine ovetense résiste aux raccourcis : Santa María del Naranco n’a pas eu, à l’origine, la même vocation que San Miguel de Lillo ; la Cámara Santa n’est pas la cathédrale entière ; Santa Cristina de Lena n’est pas située dans Oviedo. Une pause bien placée aide aussi à retenir ces distinctions.

L’essentiel est de conserver une continuité entre les expériences. Le matin peut être consacré à un bâtiment du Naranco, l’après-midi à San Salvador et à la Cámara Santa, puis le lendemain à un autre élément du bien mondial ou aux premiers pas du chemin. Le voyageur compose alors moins une liste de lieux qu’un rythme : celui d’une ville dont les patrimoines s’étendent du VIIIe au XVIe siècle, d’après les repères institutionnels disponibles. Pour un autre exemple de patrimoine où les textes anciens et les lieux se répondent, les Grisons et le romanche proposent une lecture voisine.

Camino Primitivo : partir d’Oviedo à pied

Le Camino Primitivo relie Oviedo à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il correspondrait à l’itinéraire emprunté par Alphonse II lors d’un pèlerinage traditionnellement situé au IXe siècle. Turismo Asturias présente la cathédrale San Salvador comme son point de départ historique et le plus courant. Cette origine donne une cohérence particulière à la visite de la cathédrale : avant de partir, le voyageur se trouve déjà face à l’un des grands repères spirituels et architecturaux du parcours.

L’itinéraire est inclus dans le bien UNESCO « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : chemin français et chemins du nord de l’Espagne ». Le bien initial a été inscrit en 1993, puis étendu en 2015 aux chemins du nord, parmi lesquels figure le Camino Primitivo. Il convient de distinguer cette reconnaissance de celle des Monuments d’Oviedo et du royaume des Asturies, inscrits en 1985 puis étendus en 1998 : il s’agit de deux inscriptions et de deux histoires patrimoniales différentes.

Les étapes asturiennes

Le parcours asturien présenté par Turismo Asturias passe notamment par Oviedo, Las Regueras, Grado, Salas, Tineo, Allande et Grandas de Salime. La première étape est souvent identifiée comme Oviedo-Grado. Cette désignation reste pratique pour préparer un départ, mais elle ne retire rien à la dimension personnelle du chemin : certains pèlerins commencent ailleurs ou rejoignent l’itinéraire en cours de route.

La page consacrée au Camino Primitivo par Turismo Asturias rappelle ce départ devant la cathédrale d’Oviedo et le rôle de la Cámara Santa dans l’histoire patrimoniale de la ville. Avant de marcher, prendre le temps de regarder San Salvador permet de comprendre ce que le chemin emporte avec lui : non pas seulement une direction, mais une tradition de pèlerinage reliée à l’ancienne capitale asturienne.

Quelques distinctions sont utiles au moment d’envisager le départ :

  • Oviedo est le point de départ historique et le plus couramment présenté pour le Camino Primitivo ;
  • l’itinéraire peut toutefois être rejoint à d’autres endroits ;
  • l’inscription UNESCO de 2015 concerne les chemins du nord, dont le Camino Primitivo ;
  • la Cámara Santa relève pour sa part du bien consacré aux Monuments d’Oviedo et du royaume des Asturies.

Marcher depuis Oviedo prolonge donc naturellement la visite patrimoniale, mais ne la remplace pas. Le chemin commence au seuil de la cathédrale, alors que le Naranco, San Julián de los Prados et la fontaine de Foncalada ont déjà donné les premiers repères de l’histoire urbaine. Partir à pied peut être une conclusion, ou au contraire le commencement d’un séjour à organiser autour de ces monuments.

Organiser une visite sans se presser

Une découverte cohérente d’Oviedo peut s’articuler autour de trois pôles : le centre cathédral, le mont Naranco et les autres composantes du bien mondial réparties dans la ville ou au-delà. Cette répartition reprend la logique même de l’inscription UNESCO, qui rassemble des monuments « dans et autour » de l’ancienne capitale. Elle évite de croire qu’une seule promenade urbaine suffit à épuiser la richesse du préroman asturien.

Commencez par la cathédrale San Salvador et la Cámara Santa afin de fixer les grands repères. Le temple actuel, principalement gothique, s’est développé entre les XIVe et XVIe siècles, avec un porche et une tour achevés en 1552. Puis consacrez un autre moment au Naranco, où Santa María fut élevée entre 842 et 850 et où San Miguel de Lillo renvoie au IXe siècle. Cette séparation des temps permet de mieux percevoir la différence entre la verticalité urbaine de la cathédrale et l’implantation paysagère des monuments ramiriens.

San Julián de los Prados mérite de compléter le regard sur Oviedo même. Sa construction est attribuée au règne d’Alphonse II, entre 791 et 842, ce qui en fait un repère distinct des réalisations associées à Ramire I. La fontaine de Foncalada rappelle de son côté l’étendue des formes prises par le bien UNESCO. Ensemble, ces étapes élargissent la visite au-delà des deux monuments les plus photographiés du Naranco.

Pour une extension hors de la ville, Santa Cristina de Lena appelle une journée pensée séparément. Elle se situe dans la vallée de la Lena, à environ 25 km au sud d’Oviedo, et daterait des environs de 850. Son plan en croix grecque la différencie des autres édifices asturiens présentés ici. La considérer comme une annexe immédiate d’Oviedo créerait une confusion géographique et réduirait la singularité de ce monument.

Si vous poursuivez votre voyage vers d’autres portes de la péninsule, Gibraltar propose un autre récit de territoire espagnol. Oviedo, elle, se prête à une approche plus lente : passer du IXe siècle du royaume asturien aux chantiers gothiques, puis au départ du Camino Primitivo, demande de laisser aux lieux leur distance et leur propre chronologie.

Enfin, l’organisation la plus juste consiste à faire dialoguer les deux inscriptions UNESCO sans les confondre. Les Monuments d’Oviedo et du royaume des Asturies, inscrits en 1985 et étendus en 1998, éclairent l’architecture préromane. Le Camino Primitivo, intégré en 2015 à l’extension des chemins du nord de l’Espagne, ouvre une autre lecture, celle de la marche et du pèlerinage. Entre ces deux héritages, Oviedo révèle une ville à parcourir attentivement, monument après monument, puis pas après pas.

Questions fréquentes

Quels monuments d'Oviedo appartiennent au bien UNESCO du royaume des Asturies ?

L'UNESCO identifie six composantes dans le bien « Monuments d'Oviedo et du royaume des Asturies ». À Oviedo ou dans ses environs figurent Santa María del Naranco, San Miguel de Lillo, San Julián de los Prados, la Cámara Santa et la fontaine de Foncalada. Santa Cristina de Lena appartient aussi au bien, mais elle se situe dans la commune de Lena, au sud d'Oviedo.

Santa María del Naranco a-t-elle toujours été une église ?

Non, les informations reprises par l'UNESCO indiquent que Santa María del Naranco aurait d'abord été une résidence ou un palais royal. L'édifice a été construit entre 842 et 850, sous Ramire I. Il aurait été transformé en église au Xe siècle.

La cathédrale San Salvador est-elle un monument préroman ?

La cathédrale actuelle est principalement gothique, d'après les informations publiées pour l'édifice et par Turismo Asturias. Sa construction s'est développée entre les XIVe et XVIe siècles sur des constructions plus anciennes. La Cámara Santa, intégrée à la cathédrale, est l'élément préroman inscrit dans le bien UNESCO.

Où commence le Camino Primitivo ?

Turismo Asturias présente la cathédrale San Salvador d'Oviedo comme le point de départ du Camino Primitivo. Cet itinéraire relie Oviedo à Saint-Jacques-de-Compostelle et se rattache traditionnellement au pèlerinage d'Alphonse II au IXe siècle. Le Camino Primitivo a été inclus en 2015 dans l'extension UNESCO consacrée aux chemins du nord de l'Espagne.

Santa Cristina de Lena se visite-t-elle dans Oviedo ?

Santa Cristina de Lena ne se trouve pas dans la ville d'Oviedo. Elle est située dans la vallée de la Lena, à environ 25 km au sud d'Oviedo, d'après les présentations institutionnelles des Asturies. Construite vers 850, elle se distingue notamment par son plan en croix grecque.

Bibliographie